24 mars 2012

La case PCEM1


Dans ma région de formation, les prétendants au cursus de formation en kinésithérapie sont départagés au terme d’une année éprouvante à l’allure marathonnienne, j’ai nommé la première année de médecine ou P1. Et oui, nous aussi. Pour environ 2/3 des écoles françaises la dernière fois qu’on m’en a parlé. La flemme de trouver des nouvelles fraîches.

Une vraie P1, à quelques détails près. Une ou deux matières en moins, pourries de préférence. Alors, jaloux ?
Pour le peu que j’en ai vu, je n’ai pas regretté, loin de là. J’ai échappé au pire, je crois.
Un petit module de biomécanique en plus et surprise aucune question de rédaction. Que des QCMs. 
Le truc de rêve pour se griller un max de neurones en quelques mois. Enfin ça, on le comprend après, forcément. Comme si un agent immobilier allait vous dire que la chaudière est pourrie et l’électricité à refaire. En P1 c’est pareil. On ne parle pas des séquelles neuro. Enfin pas avant.

Rentrée J-60

Le bac, j’en rêvais depuis la primaire avec mes copines comme le jour béni où l’école serait enfin finie. Bah c’est fait. Après, c’est la vraie vie qui commence. Enfin c’est ce que je pensais. Bref. Dans la vie, ce que je veux, c’est être kiné et pour ça, en septembre, je rentre à la Fac. Oui LA FAC. Et pas n’importe laquelle, la plus topissime, j’ai nommé la fac de médecine.

A posteriori, je réalise que je ne connaissais strictement rien de ce métier. C’était un peu crétin (même beaucoup) de se lancer là-dedans surtout pour apprendre à faire des massages pour garder mon homme au bercail. Heureusement que ça m’a plu au final. Ça aurait pu tourner en catastrophe mon affaire. Parce que si on m’avait dit que j’allais apprendre à analyser des crachats (donnez que je regarde, couleur steak mi-cuit ce matin, bien) ou masser un périné et pas le mien, avec mes doigts (évité jusqu’à ce jour, croisons les doigts aheum), je me serai posé plus de questions.

En petit mouton bien élevé, je me suis inscrite dans une prépa parallèle, pour le préparer ce fameux concours (parce que ça existe les bacheliers qui ne savent pas comment réviser ??). Pas la moins chère, pas la plus chère non plus. Et dans le tarif, on m’offre la pré-rentrée.

Pré-rentrée J-J.

Pour faire simple, la pré-rentrée ce sont deux petites heures où des moutons en masse boivent du café –  parce qu’on est de vrais adultes maintenant, et ressortent penaud, les yeux rouges, la queue entre les jambes avec l’irrépressible envie de retourner en terminale.
                       
Le seul message que j’y ai retenu : si vous ne travaillez pas douze heures par jour, (oui, douze) en comptant les cours (ouf) mais 7j/7 (quoi ??), vous n’y arriverez pas.
Restez motivés et surtout, prenez du temps pour vous (la blague), deux pauses de deux heures dans la semaine.

Le calcul est vite fait : Si j’ai cours de 8h30 à 12h… Avec les transports, ça donne 7h30 –14h. Comme j’apprend en dormant, et surtout avant minuit, à 22h je dors. Donc quand je rentre de cours, il me reste exactement 8 heures pour dîner, me doucher, faire pipi une ou deux fois (gare à la cystite, n’est-ce pas ?) et mes 8 heures de travail non accomplies. Pour vivre ? Deux pauses de 2 heures dans la semaine. C’est mon homme qui va être content. Biiiip Biiip « Chéri, ton temps de visite est écoulé, casse-toi, je vais rater mon concours ».


Bon mec, tu me rends mon chèque, je me casse.
Évidemment, je suis restée. Je trouverais bien un moyen de les faire mentir.
Mais j’avais un peu la trouille quand même.



1 commentaire:

Anonyme a dit…

que de souvenir...

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